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Nom du blog :
4pat
Description du blog :
Un blog où je posterai des parties de mes écrits.
Catégorie :
Blog Blogzine
Date de création :
19.04.2008
Dernière mise à jour :
18.05.2008
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Présentation + mise en garde

Posté le 19.04.2008 par 4pat
Bienvenu à tous et à toutes!

Ici, je posterai mes nouvelles ou autres courts textes que j'écris. Donc, j'en déduis que vous avez deviné qu'une de mes passions est l'écriture. J'aime inventé des personnages, les faire évoluer dans des mondes différents, m'amuser avec, les torture même (Ha! ha! ha! sadique puissance 10 en action XD)

Quelques règles à respecter ici:

- Premièrement, si vous voulez lâcher l'adresse de votre blog c'est ici ET UNIQUEMENT ICI!!!

Si vous mettez une adresse quel qu'elle soit comme commentaire sur une partie de mes textes, elle sera IMMÉDIATEMENT effacée...

- Et deuxièmement par pitié PAS de langage SMS...

Voilà
@+ les gars

Mystic666-4pat'.



--

Les catégories

Posté le 19.04.2008 par 4pat
Mes écrits seront classés dans différentes catégories:

- 4pat': Fanfiction sur les Experts: Manhattan avec 4pat comme nouveau personnage.
Lors d'une enquête sur un triple meurtre, un nouveau personnage bouleversera la vie de nos experts.

- Le pirate de mon coeur: une humaine du 21è siècle se retrouve au 11è siècle sur un bateau pirate. Quand le bateau va se faire attaquer, elle défiera le plus puissant des pirates sans le savoir. Que va-t-il lui arriver?

- The New War or The End of an Era?: Ça, c'est mon roman. Une guerre impitoyable entre les vampires (inférieurs et supérieurs), les trolls et le reste de l'humanité. Que va-t-il se passer? Va-t-on survivre ou notre époque est-elle révolue?

- Histoires de vampires: juste quelques histoires de vampires qui me passent par la tête

- Nouvelles: ben... juste quelques nouvelles que j'écris ^^

Voilà.
M666-4pat'

Sommaire

Posté le 19.04.2008 par 4pat
C'est juste pour mettre mes billets dans l'ordre au cas où je ne publierai pas toutes les parties d'un même texte à la queuleuleu.J'y mettrai également la page comme ça se sera plus facile pour vous. Ça vous évitera de vous arracher les cheveux pour retrouver la suite ^^

M666-4pat'

1) Heures fatales (P1)

2) Clown, incarnation de nos peurs les plus profondes (P1)

3) Faucheuse (P1)

4) Rage au coeur (P1)

5) Désespoir (P1)

6) Clown (P1)

7) Vampyr (P1)

8) Une guerre ancestrale, deux clans immortels-Vampyr n°2 (P2)

9) The New War or The End of an Era: - Introduction: Part I (P2)
- Introduction: Part II (P2)

Heures fatales

Posté le 20.04.2008 par 4pat
HEURE 1 :

- Salut Ward, qu’est-ce que tu fais ici ?
- …
- Ward ? Tu es sûr que ça … Aargh !!!
- Karen qu’y a-t-il ?
Les yeux exorbités, Karen tenait la tête de Ward entre ses mains.
- Ce n’est pas moi…
Et elle tomba évanouie.

HEURE 2 :

- Ward, 20 ans, étudiant. Il est mort décapité. Une
fille du nom de Karen l’a trouvé assis à sa table et se
demandait quoi et sa tête lui est tombée dans les
mains. Grand choc psychologique, on l’a emmenée à
l’institut psychiatrique.
- Elle ne s’en remettra jamais, ça je te le dis !
- C’est le 12è gosse en un mois
- Et on est le vendredi 13 en 2006, pffffff !!!

HEURE 3 :

Do do l’enfant do, l’enfant dormira bientôt, chantonna une
petite fille qui se balançait d’avant en arrière, assise sur
une tombe.
- Je dois y aller petit frère, le couvre-feu. Je reviens demain, promis.
S’en allant, quelque chose retint son attention. Une poupée traî-
Nait par terre. Elle s’approcha de la tombe pour la ramasser
Quand quelque chose d’innommable l’entraîna dans la terre.
- Mamaannnnnnn !!!

HEURE 4 :

- Linda où es-tu mon cœur ? Ce n’est plus marrant tu sais !
- Chérie vient voir son bracelet est là !
- Oh mon dieu ! Mais…pourquoi ici, elle avait horriblement peur
De cette tombe et… oh beurk ! C’est quoi de cette terre qui s’enfonce ?
- Et ça a voulu t’aspirer non ?
- Buuurp… ploff ! Fit la tombe en recrachant un petit bras
Décomposé. La boue commença à s’enfoncer entraînant la mère
- Chérie !!! Cria son mari. Mais inattentif, il se fit aussi prendre et digérer.

HEURE 5 :

- Une étrange vague de meurtres balaye la paisible petite
Ville de Denver. Une chose inconnue commet d’horribles
Meurtres et la police n’a toujours pas mis la main sur
le suspect. Inspecteurs, que comptez-vous faire contre cela ?
Pour tout le monde, nous installons un couvre-feu
Général à partir de 20h00. Les parents ne doivent en aucun cas
Quitter leur enfant des yeux et n’aller pas dans des endroits isoler
- Merci inspecteur. C’était Janice Durand pour TV News

HEURE 6 :

- Ah ah ah ! Y’m’fait marrer c’t’inspecteur. Bon je vais couper
Du bois moi.
Prenant sa hache, il sortit, huma l’air frais du bois à plein
Poumons. Se baissant pour ramasser une bûche, une boule de
Poils lui tomba dessus. La ramassant, celle-ci commença
À bouger dans sa main, tout mignonne qu’elle est jusqu’au
Moment où elle commença à lui dévorer les doigts pendant
Que d’autres boules arrivèrent. 10 minutes plus tard seules
Quelques lambeaux de chair baignant dans une marre de sang gisèrent.

HEURE 7 :

Un banc de brouillard compact se déplace lentement à travers
La ville. Un groupe de 4 jeunes, 3 hommes et une femme, vadrouille.
- Et gogol j’te parie que t’es pas cap’ d’aller dedans, cria l’un d’eux.
- J’t’emmerde vieux con. Admirez l’homme sans peurs !
Allant dans ce banc de brouillard Kirsch* se surpris de ce contact doux,
Confortable. Jusqu’à ce qu’il se mette à hurler à mort. Se précipitant
Vers lui, sa copine le tira de ce brouillard qui la brûla elle aussi. Tom-
Bant en décomposition, ce fut les 2 dernières victimes de « la chose » qui
S’en alla comme elle fut venue.

* surnom

Clown, incarnation de nos peurs les plus profondes

Posté le 20.04.2008 par 4pat
Le petit Tommy s’était bien amusé au cirque. Il avait particulièrement adoré le moment où l’éléphant s’était mis sur ses deux pattes arrières mais après… c’était le numéro du clown. Sous son apparence triste et mélancolique se cachait un monstre qui aimait faire du mal aux enfants, les tuer, les massacrer.
Lors de son numéro il l’avait regardé avec ses grands yeux dans lesquels se reflétait une lueur démoniaque et il lui avait souris d’un sourire carnassier.
Les parents de Tommy parlaient avec quelques-uns uns de leurs amis à la sortie du spectacle. Curieux comme pas deux, Tommy s’était dirigé vers l’arrière de la tente dans l’espoir d’entrevoir les éléphants. Grave erreur… il n’avait plus pensé au clown.
- Bonjour Tommyyy ! dit une voix
- Qui… qui est là ? dit-il apeuré.
- Mais c’est moi, Tommy. Ton copain. Tu ne me reconnais pas ?
- A… allez-vous en !!!
- Quoi ??? Tu me rejettes ? Pourquoi as-tu peur de moi Tommy ? Je ne t’es jamais fait de mal…
- Mais je sais que vous avez tué d’autres enfants. Vous n’êtes qu’un sale monstre !!!
- HA HA HA !!!
Attrapant le petit Tommy qui hurlait de peur par le col de sa chemise, il l’égorgea avec son grand couteau de boucher. Le cri s’étouffa dans sa gorge et il mourut, vidé de son sang. Alerté par ses cris, ses parents se précipitèrent à l’intérieur. Ils ne trouvèrent qu’une grande traînée de sang qui menait à la petite boîte du contorsionniste. Ils l’ouvrirent et trouvèrent Tommy, mort, le regard vitreux et tout disloqué. Sa mère fit de graves crises de nerfs et son père en devint alcoolique. Le clown en était fier, c’était une famille de plus qui était détruite.

***

Deux mois plus tard, c’était une petite fille du nom de Fiona que l’on retrouva transpercée de toute part par les sabres du prestigitateur. Il lui avait coupé la langue et ses yeux pendaient lamentablement en dehors de ses orbites, retenus par ses nerfs optiques. Le lendemain, on retrouva le clown en train de dévorer un petit garçon du nom de Florian. Il lui avait mangé la moitié du visage et enfoncé un grand pieu dans son torse. Ensuite, il avait plongé sa main dans le trou et en avait ressortit le cœur encore palpitant. Il fut arrêté et on le condamna à la peine de mort, la chaise électrique. Le jour de son exécution, il promit de se venger et de revenir très vite car il était notre pire cauchemar et que donc, rien ne pouvait l’arrêter. Après lui avoir envoyé trois décharges de 200.000 volts, il mourut enfin.
***
2 ans plus tard, on retrouva trois enfants que l’on avait électrocuté et ensuite décapité avec, sur le miroir, cette inscription inscrite avec leur sang : JE SUIS REVENU…


Cette mini histoire est un clin d'oeil à mon livre préféré: CA de Stephen King
- Tu veux un ballon?
- Nous flottons tous en baaaaaas...

Faucheuse

Posté le 20.04.2008 par 4pat
Lundi 25 décembre 2006, 9H30’. Une journée comme les autres.
Les gens marchaient, emmitouflés dans de grands manteaux de fourrure. Les uns- les bras chargés de cadeaux achetés en dernière minute- les autres, marchant dans la neige histoire de faire une petite balade. Des enfants insouciants courraient, se lançaient des boules de neige qui atteignaient parfois les passants en pleine figure.
Le soleil s’était levé il y a à peine une heure. Le ciel, gris-blanc, indiquait qu’il allait encore neiger. Une journée comme les autres me direz-vous? Non, ce serait trop beau de laisser ces gens préparer Noël en paix. Et oui, comme tous les 13 ans, le 25 décembre et ce pour 3 jours, Faucheuse sortait de son antre pour aller s’amuser un peu et tuer quelques personnes.

***
Un monsieur, grand, élancé, la quarantaine, déboucha de la Rue de l’Impasse. Il s’appelait Gary Lindermann et était conseiller juridique. Il s’arrêta à l’arrêt de bus, sous un réverbère. Plusieurs personnes attendaient déjà en grelottant et de la vapeur sortait de leur bouche quand ils expiraient. Le bus arriva et tous se précipitèrent dedans dans l’espoir de se réchauffer.
Gary prit son attaché-case qui s’ouvrit subitement. S’agenouillant, il ramassa ses papiers tombés qui commençaient à mouiller à cause de la neige. Ayant tout ramassé, il se releva lorsqu’une grande rafale de vent le surprit. Le réverbère oscilla, la lampe se détacha de son emplacement et vint se fracasser sur sa tête. Après cela, il devint méconnaissable. Son crâne avait littéralement explosé sous la violence du choc et de la cervelle était éparpillée un peu partout, souillant la neige immaculée d’un rouge vif. Les passagers du bus témoins de cette scène spectaculaire, en restèrent pétrifiés. Un rat, qui était en train de farfouiller dans le coin, s’approcha de feu Gary Lindermann, le renifla de son petit museau et mangea un peu de sa cervelle avant de repartir, repu.

***
La police descendit sur les lieux de l’accident. Le lieutenant Milan resta bouche bée devant le récit des témoins. Apercevant son collègue Vasht, il se dirigea vers lui et lui dit :
- Alors là il faudra m’expliquer ou je sens que je vais tourner zinzin !
- Pourquoi ?
- Tous les témoins me disent qu’il y a eu une grande rafale de vent puis que la lampe s’est détachée du réverbère et qu’elle est venue lui fracasser le crâne.
- Quoi ? Comme ça ? Qu’est-ce t’as fumé avant de venir ?
- Ben … seulement 2 cigarettes
- Et quel est son nom ?
- Euhhh … Gary Lindermann, 45 ans, conseiller juridique. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que tout va recommencer.
- Qu’est-ce qui va recommencer ?
- Tu n’as jamais entendu parlé de ces accidents bizarres qui se produisent tous les 13 ans ?
- Si mais sans plus. Pourquoi ?
- Tous les 13 ans, le 25 décembre et ce pour 3 jours pleins de… choses mystérieuses se passent et des personnes meurent.
- Les personnes ont-elles un lien entre elles ?
- Non pas le moindre. J’ai eu beau réfléchir et tout vérifier rien, nada.
- Brrr tous les 13 ans ça porte malheur dit donc. Depuis combien de temps ça dure ?
- Tous les 13 ans… depuis toujours. Lâcha-t-il sèchement.
- Depuis toujours ? Depuis quelle année ? Tu te fous de moi ! On aurait déjà du l’arrêter !!! fulmina-t-il.
- Calme-toi…
- Nan je ne me calmerais pas et pourquoi ça nous intéresse si ça s’est toujours produit ?!
- Mais parce que c’est comme un phénomène extraordinaire ! Personne n’a jamais su comment cela se produit. C’est quelques morts et puis ça s’arrête et 13 ans après, rebelote.
- Moi en tout cas je n’enquête pas sur… çà. Lança-t-il sur un air dédaigneux.
- Bon et ben dans ce cas au revoir. Ne préviens surtout pas les médias on n’a pas envie d’une émeute le jour de Noël.
S’éloignant, Vasht ne savait pas encore ce qui allait lui arriver. Un sentiment d’angoisse s’empara pourtant de lui.

***
Faucheuse, excitée par ce premier meurtre, partit à la recherche d’une nouvelle victime, tout en échafaudant un plan diabolique pour la tuer dans d’atroces souffrances. Ce n’est que vers 16H00’ qu’elle trouva quelqu’un « à se mettre sous la dent »
- Parrrfait. Voili voilou mon petit en cas.
En effet, Faucheuse se nourri de notre âme et de nos pires souffrances physiques.
Un vieux clochard était en train de faire les petits containers posés derrière un immeuble à moitié en ruine. Habillé de vêtements crasseux et d’un gris douteux, il cherchait probablement de quoi manger lorsqu’ un résident de l’immeuble jeta du haut du deuxième étage une bouteille de vin qui assomma à moitié le clochard. Vacillant, il perdit connaissance pendant une bonne demi-heure quand le bruit d’un camion poubelle le réveilla. Mais il était trop tard ; une fois qu’on était désigné comme la prochaine victime de Faucheuse, on ne pouvait lui échapper.
Le container se fit prendre par le camion pour être vidé et le malheureux valsa avec les sacs poubelles dans le camion. La grande lame qui servait à compresser les poubelles coupa le clochard en deux qui hurla de douleur, le sang giclant un peu partout. Ses intestins s’accrochèrent à la lame et se soulevèrent en même temps qu’elle. Dans un dernier spasme qui parcouru son corps, il mourut.
Après ce festin, Faucheuse repartit dans les airs. Mais avant, elle voulait s’amuser un peu avec le pauvre conducteur qui avait ouvert la porte pour rejoindre ses compagnons et voir ce qu’il s’était passé. Quand il se rendit compte de la situation, il téléphona à la police.
- Oui monsieur. Bien, d’accord. dit-il aussi essoufflé qu’un bœuf. Les gars, je crois que je vais m’asseoir ou je vais tomber dans les pommes.
- Ouais bonne idée patron ! Je crois que l’on va faire comme vous, si vous n’y voyez pas d’inconvénients…
- Oh non faite, faite.
Le conducteur ouvrit la porte, la tint pour essuyer son visage qui dégoulinait de sueur, et monta. Se penchant pour fermer sa porte, Faucheuse donna un petit coup dedans et elle se referma sur sa main en la sectionnant. Hurlant, il se précipita dehors et s’enfuit sans regarder où il allait.
- HA ! HA ! HA ! Mais quel gros con celui-là. dit Faucheuse.
Courant sur la voie publique, il ne vit pas la voiture qui arrivait à vive allure. Elle le percuta et il valsa 150 mètres plus loin.
- Patron ! Oh non patron. s’écrièrent en même temps les deux employés
Boubou, un des employés, s’accroupit près de son corps et il essaya de trouver son pouls. Retirant sa main, il dit à son collègue avec son accent africain :
- Le pat’on est décédé. Je n’ai pu son pouls
- Dieu tout puissant. répondit l’autre. Oh voilà les flics !
- Ohé ! Pa’ ici. dit Boubou en agitant les bras
Milan descendit de la voiture de police et interrogea Boubou et Sayme. Il pensa que la mort du clochard pouvait être explicable et celle du conducteur aussi. Mais Boubou lui dit que quand on ouvrait la porte à fond elle se bloquait et qu’il fallait parfois une sacré force pour la ravoir. Ayant fini de les interroger, il se dirigea vers le camion et y trouva le légiste qui détachait les intestins du clochard. Réprimant un haut-le cœur sous l’œil amusé de celui-ci, il alla vers l’officier qui était en train d’emballer la main pour la mettre dans une glacière.
- Y paraît que le clodo s’est fait salement amocher ?
- C’est toi que je vais salement amocher si tu parles encore ainsi ! Un peu de respect pour les morts veux-tu ?
- Maisouimaisnonquoi. marmonna-t-il.
- Tais-toi et contente-toi de faire ton travail !
Jetant un coup d’œil à sa montre, il vit qu’il était 18H10’ et il décida de rentrer chez lui, estimant qu’il en avait assez eu pour la journée.

***
A 2km de là, Faucheuse s’endormit dans la Tour de Londres où elle avait élu domicile. Elle se réveilla le lendemain matin vers 6H10’, s’étira et bâilla comme une carpe.
- Bouark ! J’ai une de ces faims de loup moi ! J’irai bien faire un petit tour du côté de la plage, manger et puis farniente.
Claquant des doigts, Faucheuse se retrouva à la plage, son sac à dos sur les épaules avec sa crème solaire, son chapeau, son drap de bain et son maillot de bain dedans.
- Ahhh. Quelle belle journée quand même. 31°C parfait pour bien rôtir.
Se baladant le long de la plage pour chercher un petit coin tranquille et pas trop bondé, Faucheuse décida qu’il était quand même temps de se changer car elle commençait à étouffe dans son pull à col roulé.
- Vite, vite une cabine ! Euh… Celle-là me semble bien jolie.
En effet, Faucheuse venait de flasher sur une belle petite cabine vert pomme et orange. Alors qu’elle rentrait dans la cabine, un homme, déjà présent, se changeait sans se presser. Faucheuse posa son sac dans un coin, enleva son pull et son short et passa son maillot, se tartina de crème solaire, mis son chapeau et ses lunettes. L’homme, quant à lui, finissait de boire sa gorgée d’eau et de plier ses affaires.
- C’est bizarre, j’ai l’impression de l’avoir déjà vu quelque part celui-là.
Le fixant de son regard vide, Faucheuse bondit soudain en l’air en exécutant quelques cabrioles.
- C’est lui ! C’est mon lieutenant Milan ! C’est mon lieutenant Milan ! Qu’est-ce que je fais ? Je le touche ou je ne le touche pas ? Bah et puis tant pis ! Moi j’ai envie de tailler une bavette avec lui.
Touchant l’épaule de celui-ci, Milan sentit soudainement un grand frisson lui parcourir le corps. Se retournant, celui-ci se retrouva nez à nez avec Faucheuse qui flottait à quelques centimètres du sol. Ne sachant pas si ce qu’il voyait était réel ou pas, Milan fixa toujours Faucheuse sans parvenir à réagir.
- T’as fini de me fixer de la sorte mon lieutenant ?
- Mais qu’êtes-vous ? Et que faites-vous dans ma cabine ?
- Ben c’est moi, répondit Faucheuse, triste qu’il ne l’ait pas reconnue. Et puis d’abord il n’est pas noté « Lieutenant Milan : Propriété privée » sur la cabine à ce que je sache.
- Oh pas la peine de t’énerver ainsi !
- Pas m’énerver ? Mais ça fait un jour que t’enquêtes dessus, que ça occupe toutes tes pensées et… tu ne me reconnais pas. dit-elle en sanglotant.
Un éclair illumina soudainement les pensées de Milan.
- Serait-ce donc toi qui a tué Gary Lindermann et ce pauvre clochard ?
- Ben oui. Faut bien que je mange moi.
Moi qui pensais passer une bonne matinée tranquille sur la plage, me voilà affublé d’une espèce de fantôme qui se la joue Faucheuse pensa-t-il.
- Comment t’appelles-tu ?
- Faucheuse et toi c’est Milan
- C’est bizarre… tu ressembles plus à un fantôme qu’à une faucheuse. Et elle est où ta faux ?
- J’ai mon apparence de mortelle car, pour une faucheuse, je suis encore jeune. C’est seulement en vieillissant que notre apparence change. Dans 104 ans, j’aurai ma paire d’ailes ainsi que mon titre. Et pour la faux, personne ne peut en avoir excepté « allhärskande »*.
- Mais pourquoi tues-tu des gens ? D’accord c’est pour te nourrir mais n’avez-vous pas assez avec les âmes des soldats morts à la guerre ou des gens morts dans un crash d’avion ?
- C’est impossible ! Il faut qu’ils soient tués par nous-mêmes. En plus, la guerre ou les crashs ne dépendent pas de notre volonté. La guerre n’est juste qu’une stupide invention de l’homme qui ne mène à rien si ce n’est à la mort et les crashs peuvent être dus à un problème technique.
De toute façon, les personnes que j’ai tuées étaient soit malades soit leurs vies étaient presque achevées. Tiens, ton Gary Lindemann avait un cancer généralisé en phase terminale. Il serait mort dans une semaine. Et le clochard aurait eu un accident de la circulation dans 2 jours.
Soufflé par ce qu’il venait d’entendre, Milan soupira profondément et ajouta :
- Bref, allons dorer au soleil.
- Euh… je dois te rappeler que les autres ne me voient et ne m’entendent pas. Mais Milan n’écoutait déjà plus.
Etalant sa serviette sur le sable, il s’assit dessus pour essayer de chasser tout ça de sa tête quand il vit Faucheuse passer à côté de lui en rampant comme pour les exercices dans les camps militaires.
Faucheuse semblait avoir jeté son dévolu sur deux amis qui étaient en train d’ensevelir jusqu’au cou leur troisième larron.
- Non ! Faucheuse, ici ! cria-t-il en essayant de l’attraper.
Mais, Faucheuse, trop rapide pour lui, bondit, s’enfonça dans le sable et entraîna Gustave avec elle. Milan et les deux amis essayèrent de tirer Gustave, qui se débattait de toutes ses forces en dehors, mais même à trois, rien n’y fit.
Faucheuse avait trop de force et Gustave mourut étouffé par le sable qui était rentré dans sa bouche et par son nez jusque dans ses poumons.
- Nom de Dieu ! Ce n’est pas vrai…
- Gustave. On… on a tu… tué Gustave. balbutia le premier garçon.
- Non, ce n’est pas vous les garçons, dit Milan d’une voix compatissante.
- Pourquoi vous dites ça ? Vous avez bien vu à quoi on jouait non ? explosa le deuxième garçon.
- Du calme mon garçon. Je suis de la police. Je vais appeler mon collègue et une ambulance qui vous mènera à l’hôpital.
S’éloignant des deux jeunes encore en état de choc, Milan composa le numéro de Vasht.
- Allo ! Vasht, pol…
- C’est moi vieux

* "Tout puissant" en suédois
SUITE au prochain épisode

Rage au coeur

Posté le 20.04.2008 par 4pat
J’ai la rage au cœur mais je ne sais pas pourquoi
Peut être est-ce à cause de votre sourire faux
Assortit à votre visage encore plus faux
J’ai toujours été libre et pas un pigeon, moi

Nous sommes en rébellion perpétuelle mais
Sans jamais avoir eu de causes à défendre
Comme j’ai tout perdu je n’ai plus rien à perdre
Et donc je suis ce que vous ne serez jamais

Ne me conduisez pas à la tentation
J’en ai déjà été libéré mainte fois
Je connais le chemin de Dieu et de la foi
Donc ne me prêtez surtout pas attention.

Désespoir

Posté le 20.04.2008 par 4pat
La même chose,
Tout le temps
Je suis fatiguée
Moi, rebus de l’humanité.

Désespoir,
Noir,
Marre,
Cafard.

Je ne suis rien
Dans ce monde
Et encore moins
Dans cet univers.

Désespoir,
Exclue,
Suppliciée,
Suicide.


PS: je n'ai pas d'intentions suicidaires !!!

Clown

Posté le 20.04.2008 par 4pat
Clown triste,
Clown joyeux,
Clown effrayant,
Clown tueur.

Egorgé,
Saigné,
Torturé,
Décapité.

Clown fascinant,
Clown attirant,
Clown maniaque,
Clown sadique.

Pourquoi moi ?
Je ne t’ai rien fait
Et me voilà maintenant
Les yeux crevés.

Pourquoi toi ?
C’est bien simple
Sur ton joli minois
Je voulais me défouler

Vampyr

Posté le 20.04.2008 par 4pat
Dans mon cimetière
Je me promène
Caressant ta tombe
Du bout de mes griffes.

Mon deuil,
Ta perte,
Ma peine,
Ta haine.

De mon sang,
Tu t’es gorgé
Après m’avoir aimé
En cette fatale nuit.

Subitement à la vie
Tu m’as ramenée
Contre ton gré
De part ton amour carnassier.

Mais la lumière
T’as carbonisée
Alors que tu tentais
De me protéger
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